Offre valable d’emploi : A quoi servent les partenaires sociaux ?

Il est difficile de suivre la relation que le Chef de l’État et son gouvernement entendent avoir vis à vis du dialogue social.

Celui-ci vient de montrer sa capacité à conclure des avancées, tant sur le contrat de travail que sur la représentativité des organisations syndicales de salariés (pour les employeurs il faut encore attendre, même si l’épisode peu glorieux pour le patronat de l’UIMM fait que le sujet n’est plus complètement tabou).

Et pourtant le gouvernement est en train, seul, de définir ce qu’est une offre valable d’emploi. Il le fait en caricaturant la situation (Quand Vendredi 16 Mai, à Melun, le Président de la République mentionne le cas d’un plaquiste qui a refusé 63 offres d’emploi sans sanction, ne sommes nous pas dans la caricature ?), en laissant entendre que les demandeurs d’emploi le sont parce qu’ils le veulent bien.

Il est normal de sanctionner un demandeur d’emploi qui refuse sans raison une offre d’emploi correspondant à ses compétences et compatible avec sa vie personnelle. Mais cette sanction doit se faire dans la clarté après une procédure ou chacun a pu faire valoir ses raisons . Une instance paritaire de type prudhommal pourrait être intéressante.

Mais, en tous cas, il faut que le dialogue social soit sollicité pour une définition consensuelle de ce que peut être une offre valable d’emploi.

Michel ABHERVE

Sur ce thème, voir l’article de Carole Tuchszirer.


2 commentaires pour “Offre valable d’emploi : A quoi servent les partenaires sociaux ?”

  1. david dit :

    Le cas de ce plaquiste était bien sûr complètement faux :

    http://www.libeorleans.fr/libe/2008/05/chmage-nicolas.html

  2. admin dit :

    Comme le déclare un responsable de l’ANPE
    “La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves”
    Et il est à craindre que ce cas invraisemblable serve à l’appui d’une thèse, c’est que les chomeurs le sont parce qu’ils le veulent bien

    Michel ABHERVE

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