L’USGERES a une histoire encore récente, liée à l’émergence puis à la structuration progressive d’un syndicalisme employeur revendiqué depuis peu dans l’économie sociale.
Si la gestion des fonds de la formation professionnelle a joué un rôle déterminant dans la naissance de l’USGERES, l’élargissement de ses missions répond aujourd’hui aux évolutions de l’économie sociale elle-même.
L'essor d'un syndicalisme employeur propre aux associations, aux coopératives et aux mutuelles est directement lié à la consolidation des activités de service aux personnes ou aux collectivités, au développement de l’emploi salarié, à la constitution de nombreuses branches professionnelles et à la professionnalisation des « entreprises » associatives, coopératives ou mutualistes.
Les membres de l'USGERES, issus d’un syndicalisme employeur d’origine sectorielle, agissent aujourd’hui pour e développement d’une large union multibranches.
Un creuset : la formation professionnelle
L’USGERES est née en 1994, suite à la loi quinquennale du 20 décembre 1992 qui réformait la formation professionnelle. Avec cette loi, les partenaires sociaux se sont vus confier le pilotage des OPCA (Organisme Paritaire Collecteur Agréé) nouvellement créés, faisant ainsi de l’USGERES l’interlocuteur employeur des représentants de salariés, dans le cadre de l’OPCA UNIFORMATION.
Désormais acteurs du paritarisme, treize acteurs historiques de l’économie sociale ont contribué à la transformation de leur fonds de formation, afin de répondre aux besoins d’évolution et de qualification des salariés des associations, des coopératives et des mutuelles.
La réforme de la formation professionnelle envisagée en 2000 a été l’occasion d’une prise de conscience pour bien des dirigeants associatifs, coopératifs et mutualistes : parfois consultés au nom de leur secteur d’activités, ils ne l’étaient pas en tant qu’acteurs de l’économie sociale.
Ce constat est à l’origine de l’évolution des missions de l’USGERES.
Vers une représentation collective des employeurs de l’économie sociale
Leurs travaux communs, la proximité de leurs préoccupations, leur action collective en faveur de la formation et de l’emploi ont naturellement conduit les employeurs de l’USGERES à vouloir faire reconnaître les spécificités de leur mode d’entrepreneuriat.
Le 14 mars 2001, les organisations membres de l’USGERES se sont dotées de nouveaux statuts, avec pour objectif de peser effectivement sur les orientations législatives et réglementaires les concernant, en matière de formation continue comme en matière d’emploi et de négociation collective.
Fédérer et représenter les organisations ou syndicats d’employeurs devient la vocation de l’Union.
Entre 2001 et 2005, 11 nouveaux membres ont adhéré à l’Union pour constituer un pôle représentatif des employeurs de l’économie sociale, ouvert à tous les rapprochements et partenariats.
La logique partenariale voulue par l’USGERES se concrétisera tout particulièrement à l’occasion des élections prud’homales de décembre 2002 quand l’USGERES, l’UNIFED, le GEMA et l’UNASSAD (devenue membre de l’USGERES en 2003) s’associeront pour présenter 125 listes « Employeurs de l’économie sociale : associations, coopératives , mutuelles, fondations ». Ces listes ont obtenu près de 12% des suffrages. Le succès rencontré a ouvert la voie à la création de l’Association de formation des élus prud’homaux, l’APFEES.
En avril 2001, l’USGERES et les cinq Confédérations syndicales de salariés ont créé « Le Groupe de dialogue social transversal de l’économie sociale », pour développer un champ de négociation propre à l’économie sociale. De nature exploratoire et limitée dans le temps, la démarche initiée sera reconduite en juillet 2003 pour faire du Groupe de dialogue social un lieu permanent d’échange et de travail entre l’USGERES et les Confédérations syndicales.
La capacité de négocier
Avril 2004 marque une nouvelle étape dans l’évolution de l’USGERES, ses membres ayant décidé en Assemblée générale extraordinaire de modifier à nouveau les statuts de l’Union.
Outre la nécessité d’adapter son fonctionnement au nombre de ses membres, l’USGERES a ainsi souhaité renforcer sa capacité de négociation d’accords collectifs de travaill. Désormais, ses membres peuvent lui confier, pour leur compte et sur mandat express, la responsabilité de signer des accords.
L’histoire de l’Union continue de s’écrire avec, depuis 2004, la mise en œuvre de sa représentation régionale et l’ouverture d’une négociation sur la formation professionnelletout au long de la vie dans l’économie sociale.
Si la démarche de l’USGERES s’inscrit dans le temps, elle se veut résolument complémentaire de celle des grands Mouvements, dont ses membres sont le plus souvent issus, pour faire vivre l’ambition « d’entreprendre autrement » défendue par nombre d’associations, de coopératives et de mutuelles.
Le positionnement institutionnel
Depuis 2006, l’Usgeres s’emploi à s’ouvrir et à assoir son positionnement d’acteur patronal auprès des Pouvoirs publics et des organisations professionnelles, en prenant position sur les thématiques de l’agenda social et en multipliant les rencontres avec les acteurs patronaux du champ interprofessionnel et du « hors champs ».
L’Usgeres centre ressources sur la qualité de l’emploi dans l’économie sociale
En 2007, les membres de l’Usgeres ont signé une Déclaration pour promouvoir la qualité de l’emploi dans les branches et secteurs de l’économie sociale. Depuis, l’Usgeres conçoit et développe des outils et actions de formation en direction des employeurs sur des éléments qui concourent à l’amélioration des pratiques managériales dans les entreprises (organisation, conditions de travail, accompagnement des parcours professionnels …)